Y's Blog

janvier 21, 2010

Ayibobo,un message aux autres.

Haïti ma chérie,

Je ne te loue pas, je t’accuse, je m’accuse et de ce fait m’excuse pour les périodes ou j’ai pu penser comme ce que je dénonce dans ce qui suit, ou quand par égarement je le penserais encore.

Serais tu celle, qui sert aux ignorants d’exemple me privant d’une progression vers une liberté mentale plus que physique?

Resteras tu celle qui, comme les soukounians, volants et autres facéties inventés par un colon avide de laisser le « gentil nègre » dans sa case pendant qu’il festoie abondamment dans les villes, nous imprime, dans notre inconscient et notre conscience la peur d’une indépendance progressive.

Resteras tu ce symbole de l’étranger qu’on refuse aux portes des États-Unis pour une maladie dont tu n’es pas peuple porteur? Cette personne que l’on juge à même de faire un travail plus téméraire qu’un de ces nègres assistés que dis je, francisés, que dis occidentalisés, malgré eux.

Le désastre te touchant me fait prendre conscience que malgré tout ce que l’on peut dire, tu n’es pas maudite. La maladie des hommes, dont les symptômes sont l’avarice, l’oisiveté, le barbarisme, le racisme, la stratification racio-sociale de ta société, ne peut être la raison pour laquelle ta fierté devrait diminuée…

« Kenbé rèd pa moli kon yo ka di nou »

L’ignominie humaine qui me meut le plus est celle qui fait que nous attendons toujours des catastrophes pour montrer notre plus beau visage. D’aucuns, scientifiques de l’art du pouvoir crient, à l’hégémonie, à une affirmation d’une volonté d’assoir sa présence sur une zone géographique de la part de telles ou telles puissances. Mesdames et messieurs les experts, ce ne sont pas des zones, ce sont des terres, ce ne sont pas des chiffres mais bien des cadavres, ces enveloppes sans vie qui nous confirmeraient presque la présence d’âmes.

Voici ce que tu es Haïti, tu es la somalie des enfants qui ne finissent pas leur plat. Tu es la menace du renvoi en Afrique comme punition, de Gaston Kelman. Tu es ce sdf, ce clodo, ce sans abri qui ,au coin d’un abri bus, mis la dans le hasard sociétal, est un des rappels du contrat passer avec je-ne-sais-qui, qui stipulerait que l’intégration dans cette société repose sur le travail.

Non ce n’est pas un débat d’intello, ce n’est pas une élite qui parle.

J’oublierais Haïti, la mal aimée et la maudite, et souhaite que le désastre auquel tu es confronté unisse ta patrie et te libère, jusqu’à ta prochaine dépendance. Tu resteras bien heureusement pour les « esprits-se-pensant » toujours la projection d’une indépendance gachée, nourrit par la misère et la déchéance, et la maladie « négroïdale ». Pour nous, enfants domiens, toi, la fille batarde, cette sœur qui est partie depuis longtemps déjà, tu ne seras jamais plus que le soukounian et la diablesse de nos nouveaux défis. La peur de notre inconnu et la salvatrice de l’attentisme que mes politiques et concitoyens prônent sans égal.

J’en retiendrais ton histoire, ton courage, ta population exilé. Les points négatifs, si commun aux autres que nous sommes, n’entacherons pas ma vue.

O Haïti,

O Haïti,

J’espère qu’on ne te prendra plus comme exemple.

« Si yo pa ban nou sa nou vle, se koupe tet boule kay »

(A continuer)

A Ross et A Audrey

The Y_s

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Un commentaire »

  1. Greatly appreciated Y.

    Mille remerciements!

    Commentaire par Rawsee — avril 27, 2010 @ 11:21 | Réponse


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